Pour accéder directement au cours, cliquez ici : LE COURS
Sinon, prenez quelques minutes pour parcourir ce blog grâce aux onglets ci-dessus et comprendre en quoi consiste ce fameux cours de SES !

dimanche 25 mai 2014

Accédez directement au cours complet en cliquant sur la couverture

http://www.amazon.fr/Cours-complet-SES-Enseignement-ebook/dp/B00F7U1TFI/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1379577652&sr=1-1&keywords=Adrien+Retailleau
Comme promis, le cours complet de Sciences Économiques et Sociales de Terminale ES est désormais disponible à partir de ce site.
Il s'agit d'un cours complet, entièrement rédigé et parfaitement conforme au nouveau programme de l'enseignement spécifique de SES en vigueur depuis la rentrée 2013. Il a été conçu par un professeur de SES qui enseigne auprès d'élèves de la seconde à la Terminale depuis 1996 et qui est correcteur des épreuves de SES du Baccalauréat.
Il vous permettra de comprendre facilement ce que vous devez exactement savoir pour aborder sereinement l'épreuve de SES de juin 2014 et des suivantes.


Si vous hésitez encore, je vous invite à parcourir ce blog à partir des onglets ci-dessus ou des liens directs inclus dans le texte ci-dessous. Ils vous expliqueront:
- Pourquoi ce cours est unique en son genre.
- Pourquoi il se veut être le cours "idéal" pour les élèves qui souhaitent pouvoir disposer d'un cours entièrement rédigé et qui suit scrupuleusement les recommandations du programme officiel.
Vous trouverez également:
- Un extrait du cours correspondant à l'intégralité d'un des chapitres du programme officiel.

Vous trouverez enfin toutes les informations utiles pour vous procurer ce cours de manière à pouvoir en disposer librement, partout et à tout moment !
Bonne lecture, bonne chance pour cette année scolaire décisive et surtout, bonne chance pour le Bac !

N'oubliez pas que vous pouvez également accéder à de nombreuses vidéos gratuites en cliquant ici.

Un cours unique en son genre

Ce cours est véritablement unique en son genre pour plusieurs raisons :

1- Il n'existe actuellement sur le marché aucun cours de SES de Terminale ES entièrement rédigé et sciemment élaboré dans le but de suivre le mieux possible le programme officiel du Bac. Au mieux, trouverez vous en librairie des annales de sujets ou des "fiches" de révision mais qui ne constituent nullement un cours rédigé et parfaitement structuré construit à partir du programme officiel. Si vous en doutez encore, allez voir sur cette page qui vous explique pourquoi ce cours se veut être un cours "Idéal".

2- De part son format, ce cours offre l'avantage exclusif d'être disponible sur tous les types de supports numériques sans même avoir à disposer d'une connexion Internet. Une fois acquis, vous pouvez le consulter librement et indéfiniment sur votre ordinateur (PC ou Mac), sur tablette ou smartphone Android, sur iPad, iPhone ou iPod touch ainsi que sur les liseuses Kindle ! Vous pouvez donc apprendre et réviser le cours de SES où que vous soyez (transports, salle d'attente etc.) et quand vous le désirez (heures de "perm", vacances etc.).

Le cours idéal !

Ce cours se veut être une sorte de cours "idéal" d'une part du fait des qualités qui en font un cours unique en son genre et d'autre part du fait  même de sa construction.

En effet, ce cours a été méticuleusement élaboré pour suivre au plus près le programme officiel de SES de la Série ES en vigueur à compter de la rentrée 2013.
Vous pouvez retrouver ce programme officiel en suivant ce lien. Attention : le programme de SES d'enseignement spécifique de Terminale ES figure à l'Annexe 2 de ce document officiel (le début du document concernant le programme de 1ère ES).

Le problème, c'est que les élèves ignorent trop souvent ce qui est demandé dans ce fameux programme. Pourtant, c'est exclusivement ce programme officiel qui détermine ce que l'élève doit savoir et savoir-faire. Ainsi, il est formellement impossible d'interroger un élève au Baccalauréat sur un élément qui ne figure pas explicitement au programme officiel.

Comment lire le programme officiel ? Une petite démonstration vidéo s'impose !



Qu'est-ce qu'un cours qui suit scrupuleusement le programme officiel ?
C'est un cours dont le plan traite explicitement de tous les points officiellement au programme comme vous le démontre l'image ci-dessous à partir de l'exemple du 2ème chapitre du programme:

Vous remarquerez ici que le plan du cours est problématisé au-delà des attentes du programme officiel car les grandes parties de chaque chapitre (ici les points 1.2.1. et 1.2.2.) sont également formulées de manière interrogative.
A titre d'exemple, vous pouvez retrouver l'intégralité de ce chapitre grâce à l'onglet "Extrait".

Ce cours traite donc explicitement de tous les points officiellement au programme mais il a aussi l'avantage de ne traiter que des points au programme ce qui évitera à l'élève de se disperser en accumulant des connaissances non exigibles au Baccalauréat !

Si vous n'êtes pas encore convaincu du fait que le plan de ce cours suit, au plus près, le programme officiel, je vous invite à faire vous même la comparaison chapitre par chapitre en consultant le plan complet des chapitres du cours que vous trouverez dans l'onglet "Plans" en haut de cette page.

Enfin, il a été conçu par un professeur de SES qui enseigne auprès des élèves de la seconde à la Terminale depuis 1996 et qui est également correcteur des épreuves de SES du Baccalauréat.

Comment procéder pour bénéficier de ce cours ?

Comment se procurer ce cours complet de SES de Terminale ES ?

C'est très simple ! De part son format, ce cours offre l'avantage exclusif d'être disponible sur tous les types de supports numériques sans même avoir à disposer d'une connexion Internet. Une fois acquis, vous pouvez le consulter librement et indéfiniment sur votre ordinateur (PC ou Mac), sur tablette ou smartphone Android, sur iPad, iPhone ou iPod touch ainsi que sur les liseuses Kindle ! Vous pouvez donc apprendre et réviser le cours de SES où que vous soyez (transports, salle d'attente etc.) et quand vous le désirez (heures de "perm", vacances etc.). Bien entendu, une fois acquis, vous pouvez disposer de ce cours simultanément sur l'ensemble de ces supports.

Notez que vous pouvez juger, par vous même, de la qualité de ce cours d'une part en lisant l'intégralité du deuxième chapitre du programme officiel sur ce blog (voir l'onglet "Extrait") et d'autre part en téléchargeant gratuitement le premier chapitre directement à partir du site Amazon sur le support numérique de votre choix.

1- Sur Smartphone et tablette Android

Il vous faut réaliser deux opérations :
a- Vous devez télécharger et installer l'application gratuite Kindle à partir de la plateforme Kindle sur votre téléphone ou sur votre tablette.
b- Ensuite, vous devez télécharger l'intégralité du cours sur le site Amazon.fr. Suivez ensuite les instructions d'Amazon pour télécharger définitivement le cours sur votre Smartphone ou votre tablette Android.

2- Sur iPhone, iPad et Ipod touch

Il vous faut réaliser deux opérations :
a- Vous devez télécharger et installer l'application gratuite Kindle à partir de la plateforme Kindle sur votre téléphone ou sur votre tablette.
b- Ensuite, vous devez télécharger l'intégralité du cours sur le site Amazon.fr. Suivez ensuite les instructions d'Amazon pour télécharger définitivement le cours sur votre iPhone, votre iPad ou votre iPod touch.

3- Sur ordinateur PC ou Mac

Il vous faut réaliser deux opérations :
a- Vous devez télécharger et installer l'application gratuite Kindle à partir de la plateforme Kindle sur votre ordinateur.
b- Ensuite, vous devez télécharger l'intégralité du cours sur le site Amazon.fr. Suivez ensuite les instructions d'Amazon pour télécharger définitivement le cours sur PC ou sur votre Mac.

4- Sur les liseuses Kindle

Il vous faut réaliser deux opérations :
a- Vous devez acheter une liseuse Kindle sur le site Amazon.fr.
b- Ensuite, vous devez télécharger l'intégralité du cours sur le site Amazon.fr. Suivez ensuite les instructions d'Amazon pour télécharger définitivement le cours sur votre liseuse Kindle.

Le plan complet du cours

Si vous n'êtes pas encore convaincu du fait que le plan de ce cours suit, au plus près, le programme officiel, je vous invite à faire vous même la comparaison chapitre par chapitre en consultant le plan complet des 12 chapitres du cours ci-dessous. Attention : Il ne s'agit pas là du plan détaillé du cours qui est beaucoup plus développé en réalité !

Plan complet du cours de SES de Terminale ES

1. Croissance, fluctuations et crises
1.1. Quelles sont les sources de la croissance économique?
1.1.1. Quel est l’intérêt et quelles sont les limites du PIB?
1.1.2. Comment la théorie économique analyse-t-elle le processus de croissance?
1.2. Comment expliquer l’instabilité de la croissance?
1.2.1. En quoi consistent les fluctuations de la croissance?
1.2.2. Quelles sont les principales explications des fluctuations économiques?

2. Mondialisation, finance internationale et intégration européenne
2.1. Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production?
2.1.1. Quelles sont les grandes évolutions du commerce mondial?
2.1.2. Quels sont les déterminants des échanges internationaux et de la spécialisation?
2.1.3. Quels sont les avantages et les inconvénients du commerce  mondial?
2.1.4. Quels sont les effets d’une variation des taux de change sur l’économie des pays concernés?
2.1.5. En quoi consiste la mondialisation de la production?
2.2. Quelle est la place de l’Union européenne dans l’économie globale?
2.2.1. Pourquoi l’Union européenne est-elle un projet d’intégration économique original?
2.2.2. Quelle est la place particulière de l’union monétaire dans le contexte économique et financier mondial?
2.2.3. Quelles sont les difficultés que rencontre l’Union européenne dans la coordination des politiques économiques?

3. Économie du développement durable
3.1. La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l’environnement?
3.1.1. De quels facteurs dépend l’amélioration du bien-être?
3.1.2. En quoi consiste l’analyse économique du développement durable (ou soutenable)?
3.1.3. Quels sont les instruments économiques disponibles pour mener des politiques environnementales?

4. Classes, Stratification et mobilités sociales
4.1. Comment analyser la structure sociale?
4.1.1. Qu’est-ce qu’une inégalité et comment la mesure-t-on?
4.1.2. Quelle est la nature et l’ampleur des inégalités de nos jours et comment peut-on expliquer leurs évolutions?
4.1.3. Quelles sont les analyses théoriques traditionnelles de la stratification sociale?
4.1.4. Quelles sont les analyses théoriques contemporaines de la stratification sociale?
4.2. Comment rendre compte de la mobilité sociale?
4.2.1. Qu’est-ce que la mobilité sociale?
4.2.2. Quel est l’intérêt et quelles sont les limites des tables de mobilité?
4.2.3. Quels sont les déterminants de la mobilité et de la reproduction sociale?

5. Intégration, conflit, changement social
5.1. Quels liens sociaux dans les sociétés où s’affirme le primat des individus?
5.1.1. Comment Emile Durkheim analyse-t-il l’évolution des formes du lien social (ou de la solidarité sociale)?
5.1.2. Quel est la nature du lien social dans les sociétés modernes (sociétés où s’affirme le primat de l’individu)?
5.1.3. Comment évolue le rôle des principales instances d’intégration (de socialisation)?
5.2. La conflictualité sociale est-elle une pathologie, un facteur de cohésion sociale ou un moteur du changement social?
5.2.1. Qu’est-ce que la conflictualité sociale? (enjeux, formes, acteurs, finalités)
5.2.2. La conflictualité sociale favorise-t-elle la cohésion sociale ou traduit-elle un défaut d’intégration?
5.2.3. La conflictualité sociale est-elle un moteur ou un frein du changement social?

6. Justice sociale et inégalités
6.1. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale?
6.1.1. Quelles sont les différentes conceptions de la justice sociale? (et les différents types d’égalité)
6.1.2. Quels sont les moyens à la disposition des pouvoirs publics pour contribuer à la justice sociale?
6.1.3. Quelles sont les contraintes et les limites à l’action des pouvoirs publics?

7. Travail, emploi, chômage
7.1. Comment s’articulent marché du travail et organisation dans la gestion de l’emploi?
7.1.1. En quoi consiste l’analyse néo-classique du marché du travail?
7.1.2. Pourquoi la spécificité de la relation salariale nécessite-t-elle de s’éloigner de ce modèle théorique?
7.1.3. De quels facteurs dépend alors la relation salariale (relation entre l’employeur et le salarié)?
7.2. Quelles politiques pour l’emploi?
7.2.1. Pourquoi l’emploi est-il une priorité politique?
7.2.2. En quoi consistent les différentes politiques de lutte contre le chômage?
7.2.3. Quels sont les effets de ces politiques sur le rôle intégrateur du travail?

L'intégralité du Chapitre 1.2 en exclusivité !

A titre d'exemple, vous trouverez ci-dessous l'intégralité du Chapitre 1.2. N'oubliez pas que vous pouvez également télécharger gratuitement l'intégralité du Chapitre 1.1. directement sur votre support numérique à partir du site Amazon.

1.2. Comment expliquer l’instabilité de la croissance ?

- Notions : Fluctuations économiques, crise économique, désinflation, dépression, déflation.
- Acquis de première : inflation, chômage, demande globale.

1.2.1. En quoi consistent les fluctuations de la croissance ?

1.2.1.1. Les fluctuations économiques

La croissance économique n’est pas un phénomène harmonieux et continu. L’activité économique connaît en effet des phases plus prospères que d’autres.

D’une manière générale, une fluctuation économique désigne une irrégularité dans l’évolution d’un certain nombre de grandeurs économiques significatives de l’état de santé de l’économie : les évolutions du niveau de la production, des prix, de la consommation, de l’investissement et de l’emploi sont autant d’indicateurs significatifs d’une éventuelle fluctuation.

Appliquées à la question de la croissance économique, on appelle fluctuations économiques les mouvements de ralentissement ou d’accélération du rythme de la croissance économique (rythme évalué par le taux de variation du PIB).



Souvent on présente ces évolutions sous la forme de « cycles économiques » plus ou moins réguliers au cours desquels plusieurs « phases » s’enchaînent de manière cyclique.

Lorsqu’après une période de contraction économique l’activité productive repart on parle d’une phase de « reprise ». S’ensuit une période d’accélération de la croissance que l’on appelle la phase « d’expansion » puis une phase de rupture de la croissance que l’on appelle la phase de « crise ». C’est suite à cette « crise » que l’on parle de phase de « contraction » de l’activité économique. Si la phase de contraction perdure, on peut employer le terme de « dépression » comme cela a été le cas pour désigner la période consécutive à la grande crise des années 1930. Usuellement, on emploie le terme de « récession » lorsque la conjoncture macroéconomique se caractérise par un taux de croissance économique qui diminue (la croissance ralentit) pendant au moins deux trimestres consécutifs (6 mois). Néanmoins, le terme de « recession » lorsqu’il est employé en anglais est souvent synonyme de « contraction ». Dans ce cas il ne désigne plus seulement un simple ralentissement de la croissance mais bien l’existence d’une croissance négative c'est-à-dire, d’une diminution du PIB.

Il est à noter que, si le terme de « crise économique » désigne, en principe, la phase de retournement du cycle (le passage de l’expansion à la contraction) il est parfois employé (à tort) pour désigner la phase de contraction elle-même. Plus largement encore, on emploie parfois le mot de « crise économique » pour désigner la longue période de croissance lente (et de chômage massif) que nous connaissons depuis plus d’une trentaine d’années par comparaison à la période de croissance soutenue dite période des « trente glorieuses ».

1.2.1.2. Les grandes périodes de fluctuations économiques du XXe siècle

Si l’on considère, comme le font généralement les historiens, que le XXe siècle commence avec la fin de la première guerre mondiale et en simplifiant un peu, on peut considérer que les principales périodes d’expansion et de récession économique ont été les suivantes :
- 1922 à 1929 : Phase de croissance économique soutenue.
- 1929 à 1939 : Tristement célèbre « Crise des années 30 ».
- 1945 à 1973 : Phase de croissance économique soutenue couramment appelée « trente glorieuses ».
- 1973 à nos jours : Phase de croissance économique relativement lente mais marquée par « seulement » trois années de récession en 1975, 1993 et 2009.

1.2.2. Quelles sont les principales explications des fluctuations économiques ?

1.2.2.1. Les chocs d’offre

Un choc économique désigne un évènement interne ou externe au pays (ou au groupe de pays) concerné qui tend à modifier de manière significative les conditions de l’activité économique au point de provoquer un retournement de cette activité soit dans le sens d’une dégradation de celle-ci mais aussi parfois vers une amélioration.

Les chocs d’offre désignent des modifications remarquables des conditions de la production soit négativement soit positivement :
- Les chocs d’offre « négatifs » impactent négativement la croissance économique. Ils correspondent, d’une manière ou d’une autre, à une élévation des coûts de production des entreprises qui deviennent donc relativement moins productives et donc moins compétitives. Ils ont généralement pour origine soit l’élévation du prix des matières premières soit l’élévation du coût du travail (relativement à une productivité du travail qui augmente moins vite).
- Les chocs d’offre « positifs » ont en revanche des effets positifs sur le niveau de l’activité économique. Il s’agit notamment des chocs provoqués par l’apparition puis la diffusion d’innovations majeures permettant des gains de productivité significatifs qui contribuent à la diminution relative des coûts de production et stimulent ainsi l’offre.

1.2.2.2. Les chocs de demande

Les chocs de demande désignent des modifications qui affectent positivement ou négativement la demande globale des agents économiques c'est-à-dire la demande de consommation finale, la demande d’investissement ainsi que la demande extérieure (exportations).

Les chocs de demande peuvent avoir des origines diverses. Ils peuvent être le résultat d’actions volontaires des Pouvoirs publics qui ont décidé soit de stimuler la demande pour relancer la machine économique soit de la freiner par crainte qu’une demande excessive ne provoque certains déséquilibres (inflation, déficit extérieur,…). Ils peuvent également être le fait d’évènements extérieurs et involontaires comme, par exemple, la demande adressée aux entreprises en provenance de l’étranger qui peut stimuler ou, au contraire, freiner les exportations ou encore l’état de la conjoncture économique qui, soit n’incite pas les agents économiques à consommer ou à investir ou bien, au contraire, les pousse à le faire.

Les chocs de demande sont particulièrement sensibles car c’est en général à partir d’un tel choc que se met en place un cercle vicieux que l’on appelle une spirale déflationniste (ou « cercle vicieux de la déflation »). Pour information, on appelle « déflation » une situation de baisse continue du niveau général des prix. Il ne faut d’ailleurs pas confondre la « déflation » qui correspond à une baisse des prix et la « désinflation » qui correspond à un ralentissement de l’augmentation des prix. Si la « désinflation » est généralement considérée comme étant une bonne chose, en revanche, la « déflation » est une situation problématique et particulièrement redoutée tant elle traduit une mauvaise santé de l’économie considérée et fait craindre un processus auto-entretenu de baisse continue des prix.

En effet, une situation de baisse du niveau général des prix tend à s’autoalimenter par l’intermédiaire de plusieurs mécanismes :
- D’abord, si les agents anticipent une poursuite de la baisse des prix, les ménages risquent de différer leurs achats alors que dans le même temps les entreprises ont tout intérêt à vendre leurs produits au plus vite. Le fait que les ménages arrêtent de consommer tend à faire baisser les prix tandis que les entreprises cherchent à leur proposer des prix bas pour les inciter à consommer.
- Les profits des entreprises diminuant, elles sont incitées à licencier leurs salariés dans le meilleur des cas tandis que, dans le pire, elles feront faillite. Cela ne peut donc qu’alimenter encore davantage la diminution de la demande et le cercle vicieux de la déflation.

Si les ménages consomment moins et que les entreprises voient leurs profits diminuer du fait de la baisse des prix, alors ont peut craindre une période de déflation continue qui ne peut que se muer en grave dépression économique. C’est la raison pour laquelle, face à un choc de demande négatif majeur, les Pouvoir publics n’ont d’autre choix que d’intervenir afin d’éviter que l’économie ne sombre corps et biens dans la dépression.

1.2.2.3. Le cycle du crédit

L’analyse des causes des fluctuations économiques évoque aussi la responsabilité du cycle du crédit comme source d’instabilité de la croissance.

En période d’expansion, si les taux d’intérêts réels sont faibles (en simplifiant : taux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal – taux d’inflation) les agents économiques sont donc incités à s’endetter. Les ménages s’endettent pour consommer davantage et les entreprises pour investir. Cela stimule donc logiquement la demande globale ce qui soutient encore davantage la croissance. Les agents économiques sont globalement optimistes et continuent de s’endetter toujours plus tandis que les organismes de crédit continuent de prêter.
Le problème intervient lorsque le niveau global d’endettement dépasse les limites du raisonnable au point qu’il dépasse significativement les capacités de remboursement réelles des agents débiteurs (ceux qui ont emprunté). A cet instant, le moindre choc exogène (extérieur) susceptible de faire comprendre aux créanciers (les banques) qu’ils courent le risque de ne pas être remboursés provoque une réaction inverse parfois violente. Les mécanismes qui avaient été à l’origine de l’accélération de la croissance se retournent et contribuent alors à amplifier la récession (voire la dépression si les pouvoirs publics n’interviennent pas pour endiguer la spirale négative) : les défauts de remboursement s’enchaînent, les banque ne prêtent plus (contraction violente du crédit ou « credit crunch »), les ménages et les entreprises se retrouvent en faillite, la demande globale chute et le pessimisme gagne.

Le meilleur exemple récent pouvant mettre en évidence de tels mécanismes est, bien entendu, celui de la fameuse « Crise des subprimes » aux Etats-Unis. En effet cette crise part d’un niveau d’endettement déraisonnable de la part de ménages modestes américains à qui ont été proposés des crédits immobiliers alors qu’ils n’avaient pas a priori les moyens de les rembourser. Ces crédits ont été qualifiés de « pourris » justement du fait de leur faible probabilité d’être remboursés. Ces crédits « pourris » ont ensuite été dissimulés par d’astucieuses techniques en étant regroupés avec d’autres produits financiers et revendus notamment à toutes les banques de la planète avec la bénédiction des fameuses agences de notation. Lorsque les banques se sont rendu compte de l’ampleur du risque de non remboursement, certaines ont fait faillite (Lehman Brothers) tandis que les autres ont violemment coupé le robinet du crédit provoquant un « credit crunch » qui a accéléré encore la crise économique mondiale.

1.2.2.4. Le caractère cumulatif des mécanismes de la crise

Quelle que soit la nature du choc négatif à l’origine du retournement de la tendance économique, une des caractéristiques des crises réside dans le caractère cumulatif des mécanismes qui s’enclenchent alors plus ou moins automatiquement. En effet, les conséquences d’un choc négatif initial tendent inévitablement à se combiner pour aggraver encore les effets négatifs du choc en question.

Par exemple, si l’on prend l’hypothèse qu’au point de départ de la crise se produit un choc de demande négatif qui contribue donc à faire diminuer la demande de consommation finale des ménages à un instant donné, alors plusieurs mécanismes cumulatifs sont susceptibles de se produire et de contribuer, chacun, à aggraver encore la baisse de la demande globale :
- La baisse de la demande des ménages, fait que les entreprises anticipent négativement la demande future qui leur sera adressée et réduiront, à leur tour, leur propre demande d’investissement.
- Si les entreprises licencient du fait de la diminution de la demande qui leur est adressée, elles contribuent à accroitre le chômage et contribuent donc, en retour, à la diminution de la demande globale. La poursuite de ce cercle vicieux peut même faire craindre l’apparition d’un véritable « chômage de masse » qui désigne une situation de chômage élevé (supérieur à 4 ou 5 % de la population active) et souvent durable.
- Si les ménages anticipent une dégradation de leur situation (risque accru de chômage, diminution de leur pouvoir d’achat), ils seront également moins enclins à consommer, ce qui pèse sur la demande globale.
- Si une spirale déflationniste se produit, alors de nouveaux mécanismes entrent en jeu et peuvent encore aggraver la crise initiale.
- De la même manière, les mécanismes relatifs au cycle du crédit peuvent contribuer à aggraver la situation encore davantage puisque toute situation susceptible de faire craindre aux banques l’accroissement du nombre de non-remboursements peut les conduire à ne pas en accorder de nouveaux. Ce refus d’accorder de nouveaux crédits pèsera ainsi sur la demande globale tout en mettant parfois en difficulté les entreprises les plus dépendantes aux financements externes.